Chaque année, le 27 janvier résonne comme une date tragique dans le cœur de Patrick Poivre d’Arvor. Elle évoque des souvenirs tourmentés et un chagrin incommensurable, celui de la perte de sa fille, Solenn.
Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis cette journée fatidique, où la jeune femme, âgée de seulement 19 ans, a choisi de mettre fin à ses jours après des années de lutte contre l’anorexie mentale. Dans cet article, nous explorons la manière dont cet célèbre journaliste a transformé sa douleur en un acte de compassion et de mémoire.
Le souvenir indélébile de Solenn
Les pertes personnelles, surtout celles des enfants, laissent une marque indélébile sur un parent. C’est exactement ce que Patrick Poivre d’Arvor a ressenti ce jour-là, il y a 25 ans. Alors qu’il se préparait pour un voyage avec sa fille, Solenn a pris une décision tragique qui a bouleversé sa vie et celle de sa famille. « Il y a tout juste 25 ans, Solenn s’envolait », a-t-il écrit sur son compte Twitter, révélant que chaque jour depuis sa disparition, la mémoire de sa fille l’accompagne.
Un parcours de douleur et de résilience
La route qui a mené à ce triste événement était semée d’embûches. Solenn avait lutté pendant plusieurs années avec des troubles alimentaires qui avaient profondément affecté son quotidien.
Après plusieurs séjours à l’hôpital, elle était pleine d’espoir. Malheureusement, ce chemin était lourd d’une souffrance invisible, souvent incomprise par ceux qui l’entouraient. Patrick Poivre d’Arvor a, à plusieurs reprises, exprimé à quel point ce combat était difficile à vivre pour sa fille et sa famille.
Ce jour-là, alors qu’il se rendait au commissariat pour faire part de la tragédie, il a évoqué dans une interview de 2017 son état d’esprit : « J’avais une envie irrépressible de me jeter contre une voiture ». Cette pensée sombre est un témoignage poignant de la douleur que l’on peut ressentir après une perte aussi tragique. C’est dans ces moments que la raison et l’amour familial peuvent parfois nous sauver.
Un hommage vivant : La Maison de Solenn
En réponse à cette tragédie, Patrick Poivre d’Arvor a choisi de donner un sens à la perte de sa fille. Il a fondé la Maison de Solenn, un établissement dédié à l’accueil des adolescents souffrant de troubles du comportement alimentaire. Avec le soutien notoire de figures publiques, comme Bernadette Chirac, cette initiative vise à sauver des vies.