Raif Badawi: un «non», 1000 coups de fouet

Détenu en prison depuis 2012, le blogger saoudien Raif Badawi a été désigné lauréat du Prix Sakharov 2015.

 

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Condamné à dix ans de prison et 1 000 coups de fouet pour avoir critiqué ouvertement la caste religieuse de son pays, l’Arabie Saoudite, sur son site internet.

 

«Un libre-penseur ; un esprit libre»

 

Martin Schulz, président du Parlement européen a de nouveau appelé le roi Salmane d’Arabie Saoudite à la tolérance au regard de la situation du blogger. Le journal anglais, The Guardian a affirmé, le 10 décembre, que Raif Badawi avait entamé une grève de la faim après avoir été transféré dans une nouvelle prison à l’isolement renforcé. Ensaf Haidar, la femme du blogueur, a reçu le prix au nom de son époux, mercredi 16 décembre, accompagné d’un discours de dix minutes prononcé devant le Parlement européen. Réfugiée au Canada depuis les faits, le site Radio Canada a publié une partie de son allocution:

«Raif n’est pas un criminel. Raif n’est pas un violeur. Raif est un libre-penseur. Un esprit libre. Quel est son crime ? C’est tout simplement une voix libre au pays de la pensée unique. Mon mari n’a pas été un bandit de grand chemin ni un trafiquant de drogue pour mériter cette peine si dure. Mon mari s’est contenté d’exprimer sa pensée et de la coucher sur le papier. Mon mari rêve d’un monde meilleur, un monde qui accepte la pensée de l’autre. Il a parlé d’une voie très claire et c’est ça qui les a dérangés. Mais ils en ont fait une icône de la liberté en Arabie Saoudite ainsi que dans le monde entier. Raif est un penseur pacifique.»

 

Chaque année, le prix Sakarhov récompense une personnalité œuvrant en faveur de la liberté d’expression.

 

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