Présidentielle 2017: Benoît Hamon en perte de vitesse?

Focus politique #04

Par Audrey Bernard

 

Benoît Hamon a présenté, jeudi 16 mars, son programme électoral axé sur la consommation des ménages. Depuis le 12 janvier, le candidat socialiste a énoncé pas moins de 115 promesses.

 

Aujourd’hui, Benoît Hamon compte en ajouter de nouvelles tout en conservant la ligne politique qu’il a adopté depuis le début de la primaire. Une annonce importante mais qui semble rester dans l’ombre face à la surexposition médiatique et les déboires judiciaires de ses adversaires. Le député des Yvelines entend imposer une taxe sur les « superprofits des banques » de 5 milliards d’euros. Il compte par ailleurs augmenter les minima sociaux.

 

Le candidat de la gauche a perdu du temps dans sa campagne pour se consacrer, en premier lieu, au ralliement des verts, de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg. Benoît Hamon traverse un passage à vide, il peine à se refaire une place sur le devant de la scène présidentielle. Photo © www.numerama.com

 

Les mauvais élèves lui volent la vedette

Penelope Gate pour François Fillon, suspicion de favoritisme dans l’affaire de la French Tech night à Las Vegas pour Emmanuel Macron, allégations d’emplois fictifs financés par le contribuable européen pour Marine Le Pen… L’attention des français est durement sollicitée par cette campagne présidentielle hors du commun. La couverture médiatique intense mise en place autour de ces démêlées judiciaires détourne les citoyens de leur but premier : se focaliser sur le programme des candidats. Véritables sagas, les diverses aventures pénales sont devenues le principal centre d’attention, elles aspirent en fait le débat présidentiel. Pour Benoît Hamon, c’est une situation à double tranchant : il est certes perçu comme l’un des seuls candidats honnête de cette course à l’Élysée, cependant il peine à se faire entendre parmi toute cette bataille médiatique. Que devient le candidat de la gauche ?

 

Un pied devant l’autre, au grès des tempêtes politiques, Benoît Hamon tente de son côté d’ajuster sa campagne afin de lui offrir un second souffle, ou retrouver l’énergie de la première heure.

 

Le candidat encaisse les échecs

En plus du manque de visibilité dû à l’hypermédiatisation de ses concurrents, le candidat à du mal à tenir le rythme. Lors d’un déplacement en Corse le 6 mars dernier, il a déclaré « ne plus en pouvoir » face aux nombreuses questions concernant l’affaire Fillon. Un candidat lésé, qui aimerait pouvoir faire entendre ses propositions plutôt que de devoir réagir aux erreurs des autres. Après un début de campagne poussif, la mayonnaise retombe pour le candidat qui accuse le coup. Défections dans son camp, manque de soutiens (notamment Manuel Valls et l’ancien maire PS de Paris, Bertrand Delanoë qui lui a préféré Emmanuel Macron) et intentions de vote en baisse dans les sondages : Benoît Hamon à du plomb dans l’aile. Son porte-parole, Alexis Bachelay, a déclaré sur franceinfo que « Benoît Hamon a fait des propositions extrêmement fortes, mais elles ne passent pas le mur de l’actualité qui se focalise sur les divisions de la droite ».

 

 

Un constat sans appel, qui n’est pas sans rappeler à quel point le débat politique est entrainé vers le bas ces dernières semaines. Pour le parti socialiste, il est temps de tirer la sonnette d’alarme et de recentrer les discussions afin que les français puissent de nouveau se concentrer sur le principal : les idées.

 

Audrey Bernard © PAM 2017

 

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