Paolo Roversi: Chercher « la femme »

Oeil du siècle

Małgosia Bela - Photo- Paolo Roversi for Vogue Italia - December 2012

« Małgosia Bela » Photographie: Paolo Roversi pour Vogue Italie (December 2012).

 

Comment rester de glace face aux mondes voluptueux, poétiques et singuliers, du très inspiré Paolo Roversi? D’origine Italienne, le photographe compte parmi les directeurs artistiques des réseaux de la presse spécialisée et des coulisses de la mode, les plus influents et les plus courtisés au monde. Par Massana Ateh

 

Paolo Roversi doit notamment sa célébrité à des portraits féminins réalisés avec un Polaroïd. Depuis plus de quarante ans, ses photographies sont publiées dans les plus grands magazines de mode de la planète. 

 

‘A White Story’ de Paolo Roversi, un shooting réalisé pour Vogue Italie en avril 2010.

 

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Les œuvres du photographe intègrent la collection Pace-MacGill une importante Galerie NewYork

 

"White Story" de Paolo Roversi. Modèles: Sasha Pivovarova et Guinevere van Seenus. Vogue Italie, Avril 2010

« White Story » de Paolo Roversi. Modèles: Sasha Pivovarova et Guinevere van Seenus. Vogue Italie, Avril 2010

« Le portrait, c’est ce qui m’intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l’aborde comme un portraitiste… C’est l’atmosphère, l’aura du portrait qui donne vie au vêtement », déclare Paolo Roversi dans Vogue Paris (Février 2003). Inspiré par la littérature et la poésie de PétrarqueLeopardi Eugenio Montale, de Kerouac et Ginsberg, la renommée arrive dans les années 80 grâce à l’avènement du Polaroid (format 20 × 25), outil fétiche du photographe, « révélant l’image comme par magie après une minute ». 

 

Qui dit Vogue dit Roversi, photographe le plus fréquemment publié dans le magazine

 

« Le but de la poésie est de nous mettre en l’état poétique (…) », confiait Edgar Morin. « Ici c’est la maison du rêve. Entrer dans ce studio c’est entrer dans une autre dimension où on joue avec… Tout! Séduction, esthétisme, élégance, image après image », expliquait Paolo Roversi, interviewé dans son studio parisien, pour définir la racine de son travail. Kate Moss, Carla Bruni ou encore Naomi Campbell, l’œil du siècle frappe sans lassitude au cœur du capital beauté, fantasmé dans un état de splendeur extrême. Perfection graphique, esthétique, visuelle,  simultanément fluide et marginale. Une vision « différente » de la femme idéale à l’angle sombre ou lumineux mais indéniablement mystérieux. Clé du succès Roversi? Laisser planer une essence « sans dévoiler l’ensemble ».

 

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The Roversi Dream On Factory, elfique ou fatal?

 

Paolo Roversi 2013

Shooting photo ‘Modern Life Is Rubbish’ de Paolo Roversi pour Dazed and Confused (Juillet 2013)

 

Le Chien, cette présence physique atypique au regard indestructible, à la fois doux et profondément habité. Paolo Roversi établit sa propre connexion entre le réel et le fantasmagorique tel un instant figé sur l’éternelle beauté de la femme, lui-même en quête d’une créativité absolue, infinie, sa légende personnelle. Homme, architecte, esthète… Paolo Roversi est un explorateur du temps figé et de la plastique de l’image. Un funambule en équilibre parfait entre les mondes poétiques du Paradis et les univers sensuels de la femme fatale, gardienne des portes de l’Enfer. Le photographe livre une vision scientifiquement érotique des arguments féminins, délicieuse et suave, lovée sous les traits d’un charisme à la fois distant et marginal. Celui que l’on attribue « aux plus belles femmes du monde », confiées à l’objectif (mordant et averti) du photographe

 

Massana Ateh

 © PAM 2017

 

 

 

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