Jean-Noël Lloze aka Janoz: «Dans ma cité», l’album d’une histoire

Délégué à la culture au Département de l’Aude, Jean-Noël Lloze aka Janoz, pensait mettre un terme à sa passion, ses projets musicaux. Mais un journaliste, un jour, une question et puis, tout bascule… « Nos échanges et la vision qu’il portait sur mes différents engagements ont complètement bouleversé l’idée, la perception que j’avais de mes différentes fonctions. J’ai pris conscience de la nécessité pour mon bien-être de continuer ma vie d’artiste (…) ».

 

 

«Dans ma cité», c’est l’histoire d’un projet artistique autobiographique au pluriel porté par Mero & Janoz, tous deux originaires de Carcassonne, réunis autour de la création d’un album écrit par Janoz, illustré par Mero. Neuf morceaux, format vinyle, série limitée soit 200 exemplaires, en hommage aux années 80, période-foyer de la bande FM, la radio libre, du Hip Hop et de la Techno.

 

Le musicien entend donner naissance à ce projet musical, il fera tout ce qui est en son pouvoir afin que l’album voit le jour. Le pitch ? Tout a commencé un dimanche matin… « Comme par hasard, j’ai trouvé une banque de sons abandonnée dans mon ordi et des presets de boîte à rythme. » Jean-Noël, se met à composer trois morceaux dans la journée. En une semaine, il en produira huit. Down tempo, Hip Hop, House, Minimal Techno, une musique qui lui ressemble, sa culture, comme il l’explique. Le producteur affine ses sonorités pendant plusieurs mois sans chemin précis. Un jour, le téléphone sonne. Raph Dumas au bout du fil. Le DJ/producteur l’invite à mixer à Perpignan sur une radio qu’il vient de créer: « En 2003, j’avais sorti une compilation sur son label Marendadisc.  Avant l’émission,  il a écouté mes morceaux … il m’a dit que c’était bien. Depuis, impossible de m’arrêter, je me suis à nouveau incrusté dans sa vie et dans son studio, à Perpignan ! » (Rires)

 

 

La musique en boucle

Sur le chemin du retour, Jean-Noël prend conscience de la place que tient la musique dans sa vie, de la préadolescence à aujourd’hui. Une place importante et primordiale pour son bonheur.  En réfléchissant bien, ce projet, un concept né il y a bien longtemps: « En 1981, un jour d’hiver, de la rencontre accidentelle de ma tête avec une bordure de trottoir, dans mon quartier populaire en construction et d’une convalescence de 1 an, à écouter tous les disques Jazz de mon père et les radios FM… ! »; la ferveur musicale n’a donc jamais quitté Janoz. Une lumière éclaire ses oreilles et le conduit jusqu’à l’artiste-peintre Remy Rajaona aka Mero. Le hasard n’existe pas, le DJ connaît son travail. Tous deux ont même participé à une exposition, en 2006, dans un hôtel à Carcassonne. Depuis Jean-Noël s’intéresse de près au travail de Remy qui, selon lui, requiert tous les codes qu’il recherchait pour raconter son histoire.  Au départ, Remy est réticent, il ne comprend pas où le musicien veut en venir . « On a pris ma voiture et nous sommes partis chez mes parents dans la cité du Viguier, dans les rues du centre ville et puis dans  la Cité Médiévale. Je lui ai raconté mon histoire et celle de ces musiques qui ont rythmé le temps et les cités ! Remy n’est pas un grand bavard … contrairement à moi…  mais tu comprends très vite quand il est OK !  Il m’a simplement dit : je comprends mieux maintenant, c’est bon… nous avons démarré ce beau projet (…)».

 

Le projet d’une vie et d’espoir

Un projet autobiographique, mais aussi celui d’une génération qui a vu naître les radios FM, le Hip-Hop, l’Electro, la Techno… retranscrit dans un album vinyle, écrit par Janoz, illustré par Mero. Un mélange d’arts, celui de la peinture et de la musique. Deux univers qui, selon Janoz, se rejoignent parfaitement autour des notions d’urbanisation et d’humanisation de nos cités. « Le Street Art, le Hip Hop, la House et la Techno, des courants issus de la même bonne graine et nous en profitons. », explique t-il.  « Dans ma cité », illustre son histoire; l’enfance passée dans la cité. Plus tard, il fonde un label associatif et participe au développement des musiques actuelles. Janoz est citoyen de sa ville, de sa cité. Le titre se réfère à ses débuts comme DJ grâce à Philippe Calvet, gérant du « Bar à Vins », au cœur de Carcassonne. Un ami à qui il doit beaucoup; « depuis son décès, mon meilleur ami me manque énormément. Cet album, c’est l’hommage que je souhaitais rendre à toutes ces belles personnes mais également aux possibles des différentes cités qui m’ont permis de me construire et d’être heureux ! » Un vinyle chargé d’une mémoire profonde et de plénitude intérieure. Tous les rêves sont réalisables à condition de croire en soi, en son chemin, en sa passion. « Ce qui émerge de cet album ? Finalement, peu importe la Cité, où que tu sois dans le monde, il faut espérer, rêver, créer, danser, aimer, vivre…  Et pour cela, la Cité de Carcassonne, patrimoine mondial de l’UNESCO, est évidemment la plus belle ! (sourire). »

 

Propos recueillis par Mathilde Dandeu © PAM 2017

 

 

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