Money Planet #17 Sundar Pichai: Please, Google my name

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Google a dévoilé le visage de son nouveau directeur général, Sundar Pichai, salarié surdoué d’un naturel discret, employé depuis 2004, désormais successeur de Larry Page, cofondateur avec Sergeï Brin de Google, en 1998.

 

Google filiale d’Alphabet

Pressenti pour le poste depuis quelques mois, Sundar Pichai était déjà considéré comme numéro deux de l’entreprise depuis l’automne 2014, grâce à la création d’une nouvelle fonction pour laquelle il avait été nommé vice-président en charge des produits. Aujourd’hui, Sundar Pichai accède à la tête de Google tandis que Larry Page et Sergeï Brin dirigeront Alphabet. La société a annoncé sa mutation en «conglomérat», histoire de séparer ses activités rentables de ses projets futuristes surnommés «moonshots» en anglais («tirs vers la lune»), étant donné le coût exorbitant.

 

 

D’après Le Monde, en 2011, Google aurait octroyé un bonus exceptionnel de 50 millions de dollars (45,5 millions d’euros) à l’ingénieur en vue de mettre un terme aux multiples tentatives de la concurrence pour l’inciter à quitter son emploi, notamment côté Twitter et Microsoft.

 

«Une mémoire des nombres qui épate tous les pontes de Google» (Libération)

 

«Il est monté d’un cran depuis octobre», a écrit Larry Page. «J’ai été très impressionné par ses progrès et son dévouement». De nombreuses responsabilités lui avaient ainsi été déléguées par le cofondateur de Google, qui «ne souhaitait pas être le directeur général d’un simple moteur de recherche», rappelle Colin Gillis, analyste chez BGC Partners. En 2004, Bloomberg Businessweek publiait un long portrait de lui, écrit par Brad Stone en personne, l’auteur d’Amazon, dans lequel ce dernier décrivait la griffe subtile de Sundar Pichai concernant la gestion des crises entre les différents départements de Google.

M. Pichai gérait donc déjà les activités historiques de Google, dont les résultats se révèlent «bien meilleurs qu’attendu pour le deuxième trimestre», d’après le Wall Street Journal. La société vient par ailleurs d’annoncer d’un frein budgétaire en ce qui concerne «ses projets annexes».

 

«Rien ne change vraiment»

 

«Le talent pour concevoir d’excellents produits faciles à utiliser»

 

«Sundar dit depuis déjà bien longtemps les choses que j’aurais dites (et il les dit parfois mieux que moi), et c’est un réel plaisir de travailler avec lui», a confié Larry Page cette semaine. Brillant ingénieur, convoité par la concurrence, Sundar Pichai est à l’origine de Chrome, navigateur le plus utilisé sur le globe, selon le cabinet StatCounter, et de Chrome OS (2009), «un système d’exploitation pour PC conçut pour le cloud computing». En mars 2013, Sundar Pichai accède à la tête d’Android, système d’exploitation mobile de Google. «Sundar a le talent pour concevoir d’excellents produits faciles à utiliser», d’après les déclarations de Larry Page. Ce dernier entend désormais orienter les activités de l’entreprise vers un ensemble de marchés émergents par le biais «d’un logiciel moins gourmand qui puisse tourner sur les terminaux d’entrée de gamme».

 

«W», «T», «F» ?

 

Aujourd’hui, la société Google devient une filiale de la Holding Alphabet en conservant d’importantes activités, comme le moteur de recherche Chrome, sa plateforme de vidéo YouTube, Google Maps ou encore le système d’exploitation mobile Android

 

«What The Fuck ?» – «C’est quoi ce bordel ?», réaction générale de la presse américaine à la découverte de Google-Alphabet, lundi 10 août à 23 heures (Paris), nouvelle entité sensée supervisée Google et l’ensemble de ses activités, après une restructuration d’un genre plutôt inattendu. Site publié en ligne pour l’occasion, abc.xyz. «Le site, au design sobre et qui affiche un texte de Larry Page, comporte notamment un lien caché sur un point, qui renvoie vers http://www.hooli.xyz, un site mis en place par la chaine HBO pour promouvoir sa série humoristique Silicon Valley, dans laquelle existe un faux Google, nommé Hooli», a expliqué Le Monde, mardi 11 août.

 

Google et transparence

 

Si «l’action Google était comparativement en retard par rapport à d’autres entreprises du secteur cette année, elle vient de rendre publics des résultats bien meilleurs qu’attendu pour le deuxième trimestre, et d’annoncer qu’elle comptait mettre un frein budgétaire à ses projets annexes», a relevé le Wall Street Journal.

 

La société compte mettre en place un système de gestion plus ludique, plus transparent, en vue de rassurer les investisseurs – souvent méfiants envers les coûteux projets de recherche Google, surnommés «moonshots» en anglais, a précisé Le Monde. Aaron Levie, PDG de Box, a par ailleurs relevé avec finesse, sur une pointe d’humour, l’ambition démesurée de Google-Alphabet. «Google est concentré. Sur tout», a-t-il déclaré sur Twitter. «Tu as vraiment réussi ta vie quand Google n’est qu’un vingt-sixième des entreprises que tu possèdes». Satya Nadella, DG Microsoft Corp depuis février 2014, a adressé ses compliments au Commandant Pichar sur Twitter dans le cadre de cette nouvelle promotion au sein de l’empire Google.

 

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