Meteorite Hunter: métaphore fantastique

Née en 2014, la série The Meteorite Hunter (Chasseur de Météorite) d’Alexandra Lethbridge, finaliste du Renaissance Photography Prize 2015, regroupe un ensemble de recherches dédiées à l’étude des météorites et leur origine, à travers un ouvrage convivial à l’allure d’une enquête.

 

La météorite se définit comme «un corps rocheux d’origine extraterrestre qui a survécu à la traversée de l’atmosphère et qu’on retrouve donc sur le sol (étoile filante). On pense qu’une immense météorite (plusieurs kilomètres de diamètre) a été responsable de la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années. On estime à 10000 tonnes la masse de micrométéorites et météorites tombant sur Terre par an. (Futur Sciences)

 

 

Il existe une grande variété de météorites pour trois catégories: pierreuses, métalliques et intermédiaires (mixtes). «Selon l’interprétation aujourd’hui admise, ces différences de compositions minéralogiques reflètent des conditions de formation et d’évolution différentes pour les corps du système solaire.»

 

The Meteorite Hunter d’Alexandra Lethbridge se développe sur la base d’une impulsion naturelle, la volonté «de chercher autre chose», qu’une journée traditionnelle dite «normale».

Se battre avec ses neurones, son intuition, cogiter, expérimenter, présenter, en vue d’«exploiter la notion de météorite comme une métaphore au fantastique», dissimulée derrière une réalité codée, stratifiée. Artistiquement figé, puissant, esthétique, opaque, l’objet-météorite, suprême connaissance originelle et témoignage ultime ; l’objet convoité se métamorphose, il se déploie en un «tableau de chasse» attestant du sublime, caché derrière un monde à décoder. Conseils pratiques d’un Chasseur de Météorite inspiré .

 

Une quête de nos origines…

 

«Un Chasseur de Météorite doit faire preuve de patience, de compréhension, et de compétences.» (A.L.)

 

La «Passion», une quête théologique, philosophique, scientifique, et artistique. Quand un esprit signe pour une aventure ultime telle que l’espoir d’une découverte de quelques traces de l’histoire originelle du monde — «qui suis-je?», «d’où vins-je?», «où vais-je?» — la passion brûle tout. Ainsi, infirmer ou confirmer une théorie scientifique réclame une remise en question objective, frontale, permanente, vers un ajustement des systèmes existants pour une autre réalité, confinée au fin fond de l’Univers.

Pour Alexandra Lethbridge, une météorite, «aussi modeste soit-elle», dissimule des vérités codées concernant notre environnement, notre existence, camouflées sous des couches de terre, de sable, d’eau, et de poussière, dissimulant subtilement, intelligemment, «les mystères de son origine exotique», lointaine… insaisissable.

 

 

«Quelque chose qui reflète l’espace que nous ne pouvons visiter.» (A.L.)

 

Le mystère du voyage de la météorite lui-même peut se «décomposer en plusieurs segments». Un Meteorite Hunter, selon Alexandra Lethbridge, ressent le besoin instinctif de «traquer», de «savoir», de «décoder», un message qui «engage notre imagination» et nous offre «l’opportunité de trouver quelque chose», au-delà de la réalité telle que nous la percevons à l’œil nu.

Une partie de l’étude comprend la section «texte» qui révèle la source d’une création «infinie». L’ouvrage encourage une participation afin de localiser la météorite illustrée. Toutes les images de la série varient en fonction de la taille et du poids — recherches, sans conteste, hautement gratifiantes et victorieuses. L’étude comprend, par ailleurs, une sélection d’images et d’objets trouvés.

 

 

 

 

 

 

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The Meteorite Hunter 2014-2015 © Alexandra Lethbridge 2015

The Meteorite Hunter (2014-2015) © Alexandra Lethbridge 2015

 

 All rights reserved © Alexandra Lethbridge 2015
Article : Marion Calviera

 

 

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