L’invité: Alain de Luzan (Ingénieur, Géobiologue)

Dialogue entre un ingénieur systèmes et une journaliste

Par Marion Calviera

 

"À la folie: Enquête sur les phénomènes hallucinatoires de la réalité ordinaire; Parlez-moi de la folie de l'Homme et celle du Monde..." © Marion Calviera/PeopleActMag (2015-2016). Photo © Hubble versus Slate.com

« À la folie: Enquête sur les phénomènes hallucinatoires de la réalité ordinaire; Parlez-moi de la folie de l’Homme et celle du Monde… » © Marion Calviera/PeopleActMag (2015-2016). Photo © Bad Astronomy Hubble versus Slate.com

 

Rencontre avec Alain de Luzan, ingénieur systèmes – géobiologue – expert, fondateur du groupe Géobios, dont fait partie l’Ecole Française de Géobiologie (E.F.G.), leader des organismes de formation à la géobiologie en France, auteur de l’ouvrage Votre santé en lieu sûr — cautionné par Hans Wilhelmsson, physicien nucléaire, jury des prix Nobel de physique. Étant donné la tournure hautement tourmentée des faits de l’actualité, notamment depuis janvier 2015, sans compter sur un mois de juin 2016 au climat et tensions «surréalistes», je souhaitais vivement recueillir l’avis d’Alain de Luzan en tant que bioénergéticien, titulaire d’un diplôme de médecine chinoise reconnu par l’Université de Beijing (Pékin), autour de La folie de l’Homme et celle du Monde…

 

«Malgré ces freins, il est vital pour la population qu’elle s’ouvre à de nouvelles réalités. La physique quantique a révolutionné notre approche de l’Univers et nous renseigne sur la constitution de tout ce qui existe», peut-on lire dans Votre santé en lieu sûr — ouvrage-référence en matière de géobiologie, longuement élaboré par Alain de Luzan. Qu’en est-il de la dynamique des énergies planétaires actuelles, ces facteurs naturels invisibles qui pourraient influencer l’ensemble des aspects positifs et négatifs de la nouvelle jungle urbaine? Où se situe, à ce stade violent de polarisation de la conscience humaine, la voie de l’évolution universelle? — comprendre: où se situe la voie de la sagesse commune entre santé, épanouissement personnel, famille, politique, économie, religion, science, société …? Côté histoire ou philosophie, la dissolution de la pensée gothique, son expérience de la mort, signale les prémices d’une société axée sur un questionnement teinté d’anxiété, autour d’une nouvelle perception, «la folie du Monde», corollaire de l’ère moderne en devenir. «[Le] fade goût des ornements gothiques, ces monstres odieux des siècles ignorants, que de la barbarie ont produit les torrents… », s’insurgeait Molière. À l’époque, en France, l’étau chrétien se resserre avec plus d’insistance autour de l’individu et de ses libertés individuelles. Période caractérisée par un appétit féroce des autorités humaines puisant leurs privilèges au sein d’un jeu de domination et de manipulation du biopouvoir — le pouvoir exercé sur la vie. Thème récurrent, traité sous toutes ses coutures, en Europe, notamment par le biais des travaux philosophiques de Michel Foucault, inspiré par la réflexion de Nietzsche et celle de Kant. Dans les années 50, Foucault entame une critique acerbe des normes sociales et des mécanismes de pouvoir exercé «au travers d’institutions en apparence neutres» (médecine, justice, rapports familiaux ou sexuels…).

 

L’interview

Alain de Luzan est l’invité du mois de juillet sur People Act Magazine pour évoquer « La folie de l’Homme et celle du Monde ». (DR)

 

People Act Magazine: Géobiologue = sourcier ?

Alain de Luzan: (Sourire) Lorsqu’une faille atteint un lieu, la brèche ouvre une voie par laquelle circule un cours d’eau. Ce phénomène va canaliser les radiations en provenance du manteau de la Terre, de la roche en fusion. C’est pour cela que les tracés de cours d’eau nous intéressent, ils creusent les sous-sols de la Terre. Les radiations fusent en plus forte intensité au niveau des fissures par lesquelles les cours d’eau circulent. Les radiations traversent ainsi les immeubles jusqu’à transpercer vingt-deux centimètres de plomb. Il ne s’agit donc pas d’installer simplement des oeufs en céramique ou de pratiquer un rituel «magique» pour en canaliser les effets…

PAM: Existe-il une mémoire énergétique persistante des lieux dans l’Histoire? Par exemple, dans le cadre d’un évènement mortifère (guerre, accident, tuerie) ou d’un lieu considéré sacré, peut-on détecter une trace du passé dans un espace donné? La spiritualité, l’illumination, la souffrance, l’injustice et la mort, possèdent-elles une fréquence particulière, une vibration…?

A.d.L.: En effet, il existe une mémoire énergétique du lieu et une signature de l’esprit. Les lieux sur lesquels ont été bâties les églises templières, par exemple, s’enregistrent à 16.7 sur l’antenne de Lecher. On peut même savoir si des personnes ont appartenu à l’ordre du Temple dans des vies antérieures — à 16.7. Elles ont cela en commun avec le lieu: elles émettent la même signature vibratoire.

 

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« L’esprit humain peut-il modifier l’Univers, contrôler l’environnement et même le temps? ». Source: Documentaire Scientifique 2016 La Grande Liaison Entre L’Univers Et L’Esprit Humain. Photo © YouTube/iDOC Science

 

A.d.L.: En fait, il s’agit de la manifestation du périsprit — un mot inventé par Allan Kardec, fondateur du spiritisme, dans son ouvrage «Le livre des Esprits» — qui désigne à la fois l’énergie corporelle d’un être vivant et l’enveloppe d’un esprit après le décès. L’esprit de la personne que l’Occident appelle «âme» de manière impropre — le périsprit —, constitue l’enveloppe spirituelle qui survit à la mort en embarquant la conscience individuelle. Cette conscience individuelle est porteuse (ou pas) d’une certaine signature, un égrégore. — Une entité énergétique qui se détache de la pensée, des prières et des rituels d’un groupe, pour évoluer librement. Avec des attributs, en «faisant» un être; autrement, il s’agit d’une «gestalt», une énergie née et attachée à la pensée commune du groupe.

PAM: Peut-on éradiquer entièrement les émanations toxiques d’une puissante énergie négative?

A.d.L: On peut «assainir» un lieu mais pas le «rééquilibrer». On peut rééquilibrer une personne, non un lieu. Si vous habitez dans le cratère d’un volcan, il n’y a pas grand chose à faire, déménagez (sourire)! Il est possible d’amoindrir les traces de la mémoire énergétique mais la Terre sera toujours plus puissante que l’Homme.

PAM: Comment réagir intimement face à la domination des éléments naturels ?

A.d.L: On peut choisir d’adopter deux attitudes face à la compréhension du phénomène. Se parer de gris-gris en prétendant rééquilibrer un lieu — avec possibilité d’étaler des paiements relativement coûteux, un abus commercial, une défiance aux forces dominantes; ou bien étudier, comprendre, les lois qui nous gouvernent, pour s’adapter en conséquence. À mon sens, il est préférable de s’adapter aux lois de la nature en travaillant sur soi (avec une certaine fluidité) plutôt que tenter d’influencer l’environnement.

PAM: Est-il possible de déterminer d’une manière détaillée le périmètre d’un lieu contaminé par des ondes nocives? Des radiations, par exemple…?

A.d.L.: Oui, très précisément. On obtient ce genre d’information, encore une fois, grâce à l’antenne de Lecher qui détecte les champs magnétiques, électriques, ainsi que les radiations émises en sous-sol. Elle permet au géobiologue de localiser des courants invisibles, rendus visibles sur plans.

PAM: En résumé, la pensée alliée à une intense croyance humaine engendre un égrégore, traduire un esprit collectif devenu autonome. Mais un lieu est-il capable de la même création énergétique?

A.d.L.: Pas exactement, non. En ce qui concerne le lieu, on parle d’une imprégnation. On détecte une empreinte. À Villefranche de Conflent, par exemple, au Fort Libéria, construit par Vauban en 1681, fortifié sous Napoléon III (1850–1856), on emprisonnait les empoisonneuses en sous-sol. L’une des geôles souterraines du château détenait huit femmes, dont Anne Guesdon, la femme de chambre de la marquise de Brinvilliers, décédée en 1717, après 36 ans de captivité ou encore La Chapelain, une entremetteuse qui passera 43 ans entre ces sombres murs. Une cellule comportait deux lits auxquels les empoisonneuses étaient enchaînées. Elles étaient gardées toute la journée, elles ne sortaient pas. L’espace représentait un cachot relativement spacieux comprenant un toit en ogive. Côté droit, un lit était mal placé, autrement dit, sur croisement de cours d’eau. Les empoisonneuses confinées dans cet espace ne vivaient pas longtemps. La détenue installée sur ce lit développait généralement une maladie, assez vite…

PAM: Motif…?

A.d.L.: Lieu énergétiquement agressif, un hasard. À gauche, au contraire, le lit était en zone neutre. La deuxième empoisonneuse pouvait donc vivre attachée plus de trente ans, animée par un  vaste sentiment de colère, de solitude, la souffrance et l’aliénation. Broyer du noir pendant plus de trente ans en nourrissant une haine sans pareil, voilà comment un mur s’imprègne d’une énergie. Les émanations émises par la pensée chargent le mur et ce dernier en portera les stigmates, les signaux. Conclusion, il ne s’agit pas d’un égrégore mais d’une empreinte.

PAM: D’autre(s) forme(s) d’empreinte(s) que le mysticisme, la souffrance et les traumatismes humains?

A.d.L.: De la même manière qu’il existe une empreinte des templiers à 16.7 sur l’antenne de Lecher, il existe une empreinte pour la création. Précisons qu’au niveau de la tête de lit, le mur se charge à la façon d’une oeuvre d’art. Lorsqu’un artiste peint ou sculpte une oeuvre vers laquelle il dirige son intention, ses émotions, la toile ou la sculpture se charge alors avec les émanations en présence, générées par le créateur. Un objet est capable de retenir l’énergie pouvant elle-même se dessiner d’une façon particulière, notamment en ce qui concerne la polarité, positive ou négative. Si la personne broyait du noir quand elle a peint son oeuvre, qu’elle présentait une pathologie psychotique, qu’elle vivait une période sombre à l’époque de la création, l’oeuvre ressortira clairement en négatif à l’antenne de Lecher — la tige de polarité en négatif. Si l’oeuvre est chargée négativement, elle provoquera des réactions négatives.

PAM: Le scientifique, psychothérapeute, chamane, auteur et compositeur, Tom Kenyon, expert en pouvoir guérisseur, transformateur du son («toning») et de la musique sacrée, déclarait en 2008 que «notre planète entre dans une phase de transition critique caractérisée par une multiplicité de noeuds chaotiques (…). Outre ces noeuds chaotiques planétaires, le Soleil atteint un seuil supérieur d’instabilité. Il entre lui-même dans de multiples noeuds chaotiques produits par ses propres cycles internes mais également largement conditionnés par le centre galactique (…). Avec l’augmentation des tensions engendrées par les multiples noeuds chaotiques, de nombreux humains auront tendance à entrer dans des états de conscience dissociés et délirants (…). Même ceux doués intellectuellement qui maitrisent les manifestations pourront se heurter à des blocages et à des interférences non prévues, non causées par eux mais par des problèmes imprévisibles dus à l’augmentation des évènements chaotiques qui les entourent dans le Monde (…)». Qu’en pensez-vous?

A.d.L:  Je ne crois pas que le Soleil soit entré dans un pic d’activité inédit. D’abord le Soleil démontre des cycles de onze ans. Le dernier cycle d’activité maximale de onze ans qui comportait des risques — notamment pour les personnes cardiaques — remonte à deux ans. Ensuite, on sait que la chaleur du Soleil augmente et qu’il se situe actuellement au milieu de sa vie. Sa longévité est estimée entre neuf et dix milliards d’années. La Terre, en comparaison, est âgée de 4.6 milliards d’années. Le Soleil est à peine plus âgé que notre planète — soit environ cinq milliards d’années.

Au fil du temps, il devrait se transformer en une immense sphère blanche puis il englobera probablement les quatre planètes telluriques. Mercure, Venus, la Terre et Mars vont être, un jour, phagocytées. Pas les planètes gazeuses telles que Jupiter, Saturne, Neptune ou autres, mais on sait que la Terre sera absorbée par le Soleil durant sa phase de dilatation. Après quoi, le Soleil devrait connaitre une phase d’implosion. Globalement, on peut dire que plus nous irons dans le temps, plus il fera chaud — puisque le Soleil se dilate. Mais ce n’est pas flagrant, je crois plutôt que ceux qui disent cela veulent relativiser l’effet de serre dont l’Homme est un facteur essentiel. Il existe une tendance à se dédouaner de certaines responsabilités sur le Soleil, plutôt que sur l’Humanité et les conséquences de ses activités polluantes. Bref, le genre d’informations à prendre avec des pincettes…

 

« Globalement, on peut dire que plus nous irons dans le temps, plus il fera chaud puisque le Soleil se dilate (…) », Alain de Luzan. Photo © Système solaire sur http://pics-about-space.com

 

PAM: Si la puissance subtile des éléments naturels, terrestres et galactiques, influencent la santé d’un être vivant, pourquoi les conséquences d’une telle mécanique monumentale, d’après les études et les prévisions énumérées ci-dessus, ne seraient pas à l’origine de cette fameuse hystérie collective depuis 2008? En commençant par les méandres de la crise internationale. Si la peur n’exclut pas le danger, l’actualité atteste d’un certain déséquilibre de la race humaine flottant quelque part entre menace bactériologique, agression psychologique, principe dualiste bourreau-victime, violence verbale, violence physique, récurrente, pratique de rituels mortifères, envolée des traditions obscurantistes et archaïques. La rage du Monde parait éternelle, normalisée aux yeux de l’Homme, sans concession. La Terre ne serait-elle pas en train de répliquer ou de s’ajuster à l’accélération des évènements par le biais d’une mise à jour de ses systèmes?

A.d.L: Deux facteurs sont à prendre en considération. Premièrement, la couche d’ozone qui protège le vivant d’un excès d’ultraviolets a diminué d’un tiers, en raison des chlorofluorocarbures, gaz CFC ou fluorés. Ils font partie de la catégorie des fluorocarbures (FC). Ce sont des gaz à effet de serre et/ou qui dégradent la couche stratosphérique d’ozone. En conséquence, les fluides caloporteurs (porte-chaleur) — chargés de transporter la chaleur entre deux ou plusieurs sources de température — des systèmes de réfrigération ont été modifié. Le pouvoir filtrant de la couche d’ozone a fortement diminué — environ 30%. Cela signifie qu’aujourd’hui, le Soleil «tape» au sens physique du terme. Il y a collision des photons solaires, on peut s’en rendre compte avec la peau — via différentes réactions dermatologiques. Au fil des décennies, nous supportons de moins en moins une longue exposition, les différences sont énormes. Nous ne pouvons plus nous faire bronzer aussi longtemps qu’il y a trente ans. Cette sensation d’inconfort est due à la diminution de la couche d’ozone — facteur clair et net.

Deuxièmement, il y a des pays où le Soleil «tape» sur le système des gens. Vous remarquerez qu’au Moyen-Orient, il y a peu d’ombre. On distingue de grandes étendues désertiques, il s’agit de la région du Monde où l’on dénote le plus d’agressivité. Ensuite, un autre phénomène vient se conjuguer au deux facteurs précédents, la plaque arabique est prise en tenaille entre trois grosses plaques: la plaque africaine monte vers le Nord. Elle vient collisionner la plaque sur laquelle nous nous situons, la plaque eurasienne (Europe, Russie…), elle ferme la Méditerranée. La plaque africaine pousse des pays comme l’Espagne et le Portugal, sous les Pyrénées — une subduction. En même temps, la plaque australienne pousse la plaque indienne et enserre la plaque arabique, où se situe le Moyen-Orient. La région est comprimée de toutes parts par de grosses plaques tectoniques engendrant un effet piézoélectrique — de l’électricité générée par la compression des roches.

 

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Plaques tectoniques en action © Dechets-radioactifs.com/defi-science-technique

 

A.d.L.: D’une part, le Soleil «cogne», puisque la région se situe sur la ceinture de la vie arctique du Globe; d’autre part, de l’électricité circule dans le sol. L’ensemble de ces phénomènes expliquent une tension relativement persistante depuis des Siècles. À l’époque des Templiers, on racontait déjà qu’à Jérusalem, «on avait du sang jusqu’aux chevilles». Le Moyen-Orient a toujours été une terre de guerre. De mars 2011 à février 2016, le conflit Syrien a fait de 260 000 à 470 000 morts d’après les estimations de diverses ONG et de l’ONU. Il existe comme cela des régions sur notre planète où il ne fait pas bon vivre. Ce que j’essaie d’expliquer c’est que l’on dénote certaines zones sur le Globe où l’activité énergétique détectée se révèle pour le moins intense.

 

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À Calais, les migrants se dissimulent au péril de leur vie sous les camions qui traversent l’Eurotunnel pour atteindre l’Angleterre. À lire sur People Act : « Calais: la nouvelle jungle » (2015). Source photo ©mashable.com

 

Autre exemple, en Afrique centrale, il est important d’évoquer le génocide Tutsis, entre avril et juillet 1994, au Rwanda. Un carnage responsable du massacre de 800000 personnes — en trois mois—, d’après les estimations de l’ONU. Il fut commis durant une guerre civile qui opposait le gouvernement rwandais, constitué de Hutus, au Front patriotique rwandais. Avant d’être le centre de cette violence foudroyante, il faut savoir que Kigali, la capitale du Rwanda, le centre économique et administratif du pays dont la population avoisine un million d’habitants, était autrefois considérée comme «capitale mondiale du Sida». Mais Kigali devient une ville «exemplaire». En 2008, L’ONU Habitat lui attribuait le titre de «meilleure capitale africaine». D’après l’institution mondiale, cette ville permet désormais de «rêver, à travers le continent, d’une «autre Afrique»; «fonctionnelle et ordonnée». Kigali s’impose maintenant comme un «modèle de développement», d’après les observateurs internationaux.

PAM: Un terrible enchainement de catastrophes peut survenir d’une activité tonitruante, à échelle monumentale, des éléments naturels. Une dynamique parfois bienfaitrice, quant aux besoins de la Terre, mais toxique voire destructrice pour l’Homme…

A.d.L: Disons qu’une île volcanique engendre des tempéraments volcaniques…

PAM: Étant donné les débordements expérimentés en France depuis 2008 (crise identitaire, politique, économique, sociale, spirituelle); la succession d’agressions humaines et naturelles, environnement nauséabond auquel l’ensemble du continent européen — à bout de souffle — doit désormais se soumettre (climat, migrations, terrorisme…); étant donné le comportement des supporters européens durant l’Euro 2016 ou les derniers évènements relatifs au Brexit, les faits démontrent que nous ne sommes pas tous issus d’une même «sororité», ni unis sous les couleurs d’un drapeau, malgré un passeport commun. Mais l’avons-nous jamais été… unis? Les évènements semblent se déchainer au même titre que les éléments…?

A.d.L: À mon sens, des souffrances et des peurs sont occasionnées par les conflits se déroulant au Moyen-Orient et en Afrique. Au Moyen-Orient, des populations sont massacrées, d’autres parquées dans des camps de réfugiés où des familles entières essaient de survivre sous des tentes; la température affiche 45°. Ils sont incertains d’avoir de l’eau dans la journée, sans évoquer le manque de nourriture.

À tout moment, ces personnes en grande détresse risquent de prendre un missile en pleine figure. L’objectif étant d’exterminer les chrétiens, une population plus faible, minoritaire dans la région. Vous êtes simplement chrétien, on veut vous faire la peau en permanence; vous vivez une vie en sursis. L’inquiétude pour l’avenir de vos enfants grandit. En même temps, les bombes pleuvent et des kamikazes — hommes ou femmes — se font sauter. Voilà des émotions qui génèrent beaucoup de souffrances et de peurs. Le cerveau étant considéré comme un émetteur-récepteur doté d’une activité mesurable, nous savons maintenant que les ondes de douleurs, de tristesse et le sentiment d’injustice, se propagent dans l’environnement.

PAM: On ne limite pas l’intolérable à un simple nom de ville (très éloigné) de notre système de valeurs sur une carte géographique, ni au déni de réalité généralisé. Les ondes de mal-être se diffusent et atteignent nos vies, notre intériorité, d’une façon indicible, que nous le souhaitions ou non…

A.d.L: On connait aujourd’hui la fréquence des ondes cérébrales. Les ondes alpha, par exemple, émettent entre 8 et 13 hertz ou bien les ondes beta, entre 13 et 20 hertz, parmi d’autres catégories. Le cerveau confirme ainsi une activité électrique, il propage des ondes constituées de photons.

À la différence des ondes mécaniques comme le son, par exemple, ou les vibrations, les photons n’ont pas besoin de support pour se propager. De la même manière que les photons solaires (lumineux) atteignent la Terre en huit minutes en traversant du «vide» — la zone d’influence de la Terre s’arrête au bouclier magnétique à 65000 kilomètres d’altitude — les émissions cérébrales, ondes électro-magnétiques, non mécaniques, voyagent librement. Sans limite. Elles se propagent dans l’Univers, indiquant que tous les humains sans même en avoir conscience émettent «à l’unisson». À minima, selon le degré de conscience, de réactivité et de sensibilité.

 

«Même inconscients, nous sommes tous affectés par ces évènements. Le 11 septembre 2001 est probablement l’évènement le plus représentatif d’une telle situation. À titre personnel, j’étais très mal sans savoir ce qui se déroulait à New York, et je n’étais pas le seul…»

 

 

A.d.L.: En Afrique, ce n’est guère mieux. Lorsque des organisations indépendantes raflent deux cent jeunes filles dans une école pour les violer, les convertir et les contraindre au mariage, la détresse collective se diffuse de part et d’autre de la planète. L’Humanité ne peut rester complètement insensible face au malheur.

PAM: Ces ondes de peur et de détresse s’infiltrent-elles insidieusement dans notre champ magnétique?

A.d.L: Oui, nous les captons cérébralement. Mais la compréhension de ces ondes dépend également de la disponibilité d’un individu à les percevoir. Nous possédons malgré tout un système tampon qui nous protège de la toxicité ambiante. Parfois nous sommes tellement préoccupés par une tache ou un problème que nous ne pensons à rien d’autre. C’est seulement lorsque nous arrêtons de nous confiner dans un état de polarisation concernant l’action en cours, que nous devenons disponibles à ces ondes emmagasinées. Des ondes que nous détectons avec un décalage plus ou moins grand.

Nous sommes effectivement affectés par les évènements internationaux, pas forcément à l’instant où se déroulent les faits. Le chômage provoque de surcroit une importante source de stress chez l’individu. Nous sommes tous informés des difficultés économiques et sociales de la période, nous constatons les sans-abri de nos propres yeux, nous connaissons de nombreux chiffres, l’immigration massive prend malheureusement une forme proche de l’invasion, les trafics d’armes, de stupéfiants et d’humains, s’intensifient. On sait que des groupes peu scrupuleux influencent des milliers de personnes désemparées pour leur faire traverser la Méditerranée et trouver la mort au bout du compte — à prix coûteux.

Ces éléments génèrent La peur du Monde, la menace est diffuse, elle survient d’un peu partout mais on ne parvient pas totalement à la formuler, ni à l’identifier. Nous prenons conscience que le danger est partout. Le climat de peur et l’inquiétude généralisée indiquent une somme de tensions universelles. Il existe bien une véritable dynamique autour de La folie de l’Homme et celle du Monde. Les inégalités dans le Monde sont sous-tendues par des accords secrets comme le TAFTA. — Le 14 juin 2013, le Conseil de l’Union Européenne (chefs d’Etat et de gouvernement) a donné mandat à la Commission Européenne d’ouvrir des négociations avec les États-Unis en vue d’aboutir à un accord transatlantique pour créer le plus vaste marché du monde. Plusieurs dénominations désignent ce projet de «grand marché transatlantique», qu’elles soient anglophones (TAFTA – Trans Atlantic Free Trade agreement; TTIPTransatlantic Trade and Investment Partnership) ou francophones (PTCI – Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement).

Le TAFTA conditionne les relations commerciales entre les États-Unis et l’Europe, personne ne connait le contenu des accords, volontairement protégés par un copyright. Il se trame des choses dans notre dos: accords secrets sur les OGM, molécules chimiques présentes dans certains produits industriels qui détruisent des «légions» d’abeilles (entre autres), indispensables à la pollinisation. Et puis, il y a toutes ces lois très floues autour de l’ionisation, en particulier des aliments. Des négociations opaques entourent les contrats du secteur des nanotechnologies, il y a aussi l’affaire Wikileaks, et tant d’autres…

L’organisation mondiale se structure sur la base d’accords confidentiels entre hauts fonctionnaires des états et quelques banques d’investissements privées internationales. Sans compter sur les spéculations et les nombreux délits d’initiés des acteurs spécifiques du Trading Haute Fréquence (THF) et de la finance mondiale — ces derniers ne vivent pas d’un travail mais de spéculations sur la richesse créée par autrui…

PAM: Il existe donc des nœuds énergétiques chaotiques mais également des noeuds d’origine matérielle, physique, des nœuds humains, construits de toutes pièces par la pensée d’une hiérarchie de l’ombre…?

A.d.L: Il faut imaginer un bus avec cinquante personnes à son bord, possédant 80% des richesses mondiales. À côté, le taux de chômage avoisine 50% en Afrique du Nord, la famine persiste sur la planète et la situation générale est véritablement scandaleuse. Tout cela s’effectue systématiquement sur le dos des populations. L’argent est virtuel, le montant de la dette est virtuel. Les richesses et la valeur de l’or sont créés de nulle part. Si la banque possède un euro en caisse, elle peut vous en prêter neuf en un clic de souris. Mais vous devrez transpirer pour les rembourser. Henri Ford déclarait à ce sujet: «si le peuple savait comment on le traite, il descendrait dans la rue demain matin».

 

«Le système global actuel est une pieuvre, il génère de grandes inégalités»

 

 

Prenons le système de retraite par capitalisation, une aberration qui dirige le Monde. Tous les mois, les fonds de pension américains paient une retraite à leurs affiliés. Pour se faire, ils doivent parvenir à miser sur des entreprises rentables. Ils naviguent au sein des bourses mondiales en quête de rentabilité et dès qu’elle dépasse 10%, ils achètent. Les ténors de l’industrie pharmaceutique, par exemple, regroupés sous le vocable Big Pharma, affichent une rentabilité à 23% de marge nette. Big Pharma incarne des montants colossaux. Une entreprise manufacturière ne survit pas sans générer une marge supérieure ou égale à 3%; le cas échéant, elle se retrouve privée d’investissements. L’industrie du pétrole et produits dérivés s’impose à 7%. Quant à l’industrie du luxe, elle doit s’engager à 12%. La totalité des fonds de pension se ruent sur Big Pharma étant donné son fort niveau de rentabilité.

Parallèlement, Big Pharma cadenasse tous les systèmes de santé — y compris le nôtre—, en vivant de nos cotisations. Nous payons principalement avec l’URSSAF, accessoirement avec les Assedics, pour acheter leurs médicaments et dégager leur marge. Les cotisations URSSAF — démentielles — servent en bonne partie à payer les fonds de retraite américains. Si votre activité est rentable mais pas assez, si vous descendez sous la barre des 15%, on vous oblige à fermer pour délocaliser votre entreprise — uniquement dans le cadre d’un licenciement boursier. Nous continueront de payer les retraites des américains avec le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi). L’Europe est l’otage des États-Unis, les accords TAFTA vont dans le même sens pour ne pas déranger l’élite mondiale dans ses activités, prolifiques et hermétiques. Il est d’ailleurs mentionné dans ces accords que si jamais un état européen fait barrage à la tentative de vente d’une multinationale, Monsanto, par exemple, la multinationale est en droit d’attaquer l’état en question pour réclamer des dommages et intérêts. En revanche, la réciprocité est inexistante, l’État ne peut attaquer une multinationale dans le cadre d’une affaire similaire.

PAM: Ingénieurs, chercheurs, sourciers (européens et africains), investisseurs privés, tous sont maintenant capables de détecter de l’eau sur une simple carte géographique ou bien par satellite dans les lieux les plus hostiles et les plus reculés de la Terre. En sachant que nous pouvons retrouver les traces de la molécule H20, d’un bout à l’autre de la galaxie, à des millions de kilomètres de notre Monde — à l’aide d’un équipement scientifique à la pointe de la technologie; excessivement couteux mais performant — pourquoi, à ce stade avancé de l’Histoire contemporaine (humaine et scientifique) des populations sont-elles encore menacées de disparition par manque d’eau potable?

A.d.L.: La réponse tient en trois lettres: R.O.I. = Return On Investment — retour sur investissement. Aux États-Unis, le plus fort, c’est le plus riche. Historiquement, la Nation s’est construite dans un contexte où tout le monde voulait s’enrichir: Irlandais, Italiens, hors la loi… . La réussite en affaires consistait, parfois, en un passage en force (duels, pistolets, arme blanche…). Il y a eu la ruée vers l’or, puis la ruée vers l’or noir; au final, le plus riche était le moins scrupuleux. Dans l’esprit d’une Amérique libérale, matérialiste, on se fit au classement annuel des grandes fortunes officiellement publié dans le magazine Forbes, une tradition. Intelligent, gros bras, mafieux, on ne cherche pas à comprendre. Le classement des milliardaires parle de lui-même, «une référence» en la matière. Si le retour sur investissement se révèle bénin, aucun effort ne sera effectué dans le sens d’une volonté purement humaniste. Ici, il est question d’une générosité rentable. Les efforts financiers réclamés aux grandes fortunes autour des infrastructures que nécessitent ce genre d’urgence ne sont pas suffisamment «bankable» pour éveiller un intérêt, ludique ou permanent. Il existe des moyens pour financer un puit en Afrique. En réfléchissant du point de vue d’une multinationale, la rentabilité n’est pas suffisamment attrayante. Résultat, rien ne bouge.

PAM: Que pourrait-t-il advenir des personnes n’ayant pas conscience de la somme des noeuds énergétiques, invisibles, puissants, à affronter d’une manière exponentielle au quotidien ? Un conseil… ?

A.d.L.: «Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre». On laisse les gens qui ont envie de danser La danse des canards se montrer devant les médias, on les laisse jouer. Ils sont prisonniers de leurs paradigmes, il n’en démordront jamais. Il existe, par ailleurs, une science officielle truffée d’erreurs. Les doctorants qui redoutent d’échouer à leur thèse, par exemple, se plient souvent aux travaux et convictions de leurs mentors. Ils cèdent ou ferment les yeux sur des points et des observations importantes de leurs recherches, pour ne pas déplaire à leur hiérarchie et préserver leur carrière. Le problème c’est que tout cela entre dans le corpus scientifique, les résultats sont régulièrement faussés. Une fois de plus, les erreurs s’enchainent et rien ne bouge.

J’explique ce mécanisme par les dynamiques centripète (le 6 lové sur-lui-même – le foetus) et centrifuge (l’énergie du 9). Dans le premier cas de figure, on «se sert» sur le chemin; dans le second, on intègre une vie de «service». Entre les deux, un terme grec révèle la métanoïa — art de «se donner une norme de conduite différente, supposée meilleure» — mentionnant une transformation. En d’autres termes, lorsqu’un individu est suffisamment évolué, il trouve son bonheur dans le service, non plus dans l’intention de prendre — se servir. Certains profils sont tellement centripètes (égocentrés) qu’ils émanent l’énergie 666, la vibration du nombre de la bête mentionnée dans l’Apocalypse. Ces personnes peuvent continuer sur la dynamique foetale toute leur vie. Ils emmagasinent, peu importe les conséquences ou les dommages collatéraux, peu importe le nombre de vies perdues car ils se vivent comme séparés du reste.

 

 

A.d.L.: Un esprit évolué, en revanche, a vécu l’irremplaçable expérience de ses différentes incarnations — une multitude d’états. En l’occurrence, il est éloigné du type de vie ou du profil des personnes à l’esprit plus jeune. Le sage analyse chaque situation avec un certain détachement émotionnel.

Il faut bien distinguer le savoir de la connaissance. Personnellement, le savoir stocké dans les livres d’une bibliothèque m’intéresse peu. La connaissance — naitre avec — intègre l’expérience des vies passées. Elle représente un véritable bagage pour l’arrivée dans le monde physique grâce à l’effet cliquet qu’elle génère — «un phénomène ou procédé énoncé par Thomas M. Browne empêchant le retour en arrière d’un processus, une fois un certain stade dépassé; parfois lié à un effet mémoire». Les détails du chemin seront probablement oubliés temporairement mais tout sera réappris très rapidement. La connaissance est innée, elle incarne un acquis. Si vous avez compris qu’en mettant la main dans le feu vous vous brûlerez, jamais plus dans votre évolution vous ne remettrez la main dans le feu. Ceci relève de la connaissance, non du savoir. Il faut garder à l’esprit qu’une leçon acquise est généralement le signe d’un aspect intégré de la personnalité.

MC © PAM 2016

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Extrait
«À la folie: Enquête sur les phénomènes hallucinatoires de la réalité ordinaire; Parlez-moi de la folie de l’Homme et celle du Monde…». Propos recueillis par Marion Calviera © PAM 2016
Toute reproduction interdite

 

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