Déchets : consommez-consumez

Les habitants des pays développés produisent en moyenne 500 kilos de déchets par an et par personne soit trois fois plus qu’il y a vingt ans. Entre 2008 et 2020 la quantité de déchets devrait augmenter dangereusement de 40% dans le monde.

 

Manila, Philippines. Source Photo © spi0n.com

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D’après l’article L 541-1 du Code de l’environnement: «Est un déchet tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon». Diverses études et statistiques révèlent que huit millions de tonnes de bouteilles en plastique, sacs, jouets et autres déchets en plastique finissent chaque année dans les océans de la planète.

En raison des difficultés à travailler sur les quantités exactes car une grande partie en coule, les scientifiques ont déclaré que le chiffre réel pourrait atteindre 12,7 millions de tonnes de polluants arrivant chaque année dans l’océan. Pour le site Planetoscope.com, la gravité de l’urgence mondiale reste pour l’heure difficile à estimer. Le niveau d’alerte et prévisions écologiques dans ce domaine s’envisagent plutôt comme une estimation variable, comprise 3.400 à 4000 milliards de kilos par an, soit de 80 à 126 tonnes de kilos de déchets générés chaque seconde. Chaque jour, l’activité humaine produit environ plus de 10 milliards de kilos de déchets, rappelle le site. Le flou entourant les chiffres des déchets toxiques ou dangereux (solvants, ….) est important.

 

«Nous sommes submergés par nos déchets.» (Dr Jenna Jambeck, Université de Géorgie, États-Unis)

 

Roland Geyer, co-auteur, professeur associé d’écologie industrielle à l’Université de Californie, à Santa Barbara, conclut sombrement que «l’élimination à grande échelle des débris plastiques en mer ne peut pas être rentable et très probablement tout simplement irréalisable». Si la consommation de masse évoque aujourd’hui un fort symbole d’alerte à la pollution, les secteurs du recyclage et du traitement des déchets concernent en priorité les entreprises en quête de profits économiques considérables. Au cœur des bénéfices de la mondialisation, l’environnement reste un souci mineur. L’humanité doit affronter le développement croissant de la consommation des ménages de même que la démocratisation d’une multitude de produits, notamment à fort contenu technologique, complexes à recycler dont l’obsolescence programmée se développe «au gré des innovations et des campagnes de pub».

«Ça signifie que nous devons éviter que le plastique arrive aux océans, en premier lieu avec une meilleure gestion des déchets, plus de réutilisation et de recyclage, une meilleure conception des produits et des matériaux de substitution». Brin d’optimisme, Dr Frank Davis, directeur du Centre national pour l’analyse et la Synthèse Écologique aux États-Unis, insiste toutefois sur un constat dans le magazine Partage-le.com: «Les chiffres sont renversants mais le problème n’est pas insurmontable». Entre 2010 et 2025, quelques 155 millions de tonnes de plastique pourraient être déversés dans les océans – assez pour remplir 100 sacs par pied le long de toutes les côtes du monde. Empilés les uns sur les autres, ces sacs formeraient un mur de détritus de 30 m de haut.

 

Huit millions de tonnes de déchets: «Assez pour remplir cinq sacs de transport par pied (33 cm) le long de toutes les côtes de la planète. Portés par les courants marins, ces déchets se rassemblent en cinq îles d’ordures géantes qui tournent autour des grands gyres océaniques de la planète. La Nasa vient de créer une visualisation de cette pollution mettant en évidence l’étendue des océans que l’humanité est en train de détruire avec ses déchets». Accéder à l’article «35 ans de pollution océanique».

 

Consommez-Consumez

 

En savoir + sur ARTE

Déchets : les dessous des cartes

Les océans sont animés par des courants marins qui proviennent de la combinaison de plusieurs phénomènes. Ces courants marins sont importants car ils régulent le déséquilibre thermique de la Terre entre les tropiques et les pôles. Et la combinaison de ces courants produit des phénomènes appelés gyres océaniques.  Accéder aux informations sur ARTE.

Marion Calviera © PAM 2013-2017

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