Justine Khamara: Métanoïa chaotique et structurée

L’artiste polyvalente australienne Justine Khamara est une magicienne. Diplômée du Victorian College of the Arts, à Melbourne, en 2003 — avec les honneurs de ses professeurs —, son univers oscille entre photographie, sculpture et architecture visuelle, pour une griffe immédiatement reconnaissable.

 

« Dispersion » (2013) © Justine khamara | Parmi les oeuvres disponibles côté Arc One Gallery (Australie) | Source photo: Keywordlister.com

 

Maître en l’art de la distorsion, de la destructuration, le talent de Justine Khamara réside en une exploitation singulière de ses photographies visionnaires, imprimées tout d’abord sur des panneaux en contreplaqué, pour ensuite être repensées, reconstruites sous forme de collages, ou bien remodelées en sculptures contemporaines. Une sorte de mutation hybride de l’image invitant le regard du public et des experts à envisager la photographie sous un angle neuf.

 

 

De la deuxième à la troisième dimension

Généralement appréciées en deux dimensions, l’artiste parvient à exploiter gracieusement ses photos par le biais d’une mutation vers la troisième dimension. L’image « plate », « figurative », incarnée par la photographie désormais traditionnelle, se métamorphose alors — après un découpage minutieux — en assemblage de fines lamelles donnant vie à une seconde œuvre, la sculpture. Autre technique, Justine Khamara utilise également la méthode du shooting en rafale d’un sujet (solitaire), dont le portrait se reconstruit par la voie du collage.

Justine Khamara se plait à étudier les mécaniques biologiques qui entourent le procédé de réplication, incluant un jeu d’auto-représentation dans le temps et l’espace, afin de matérialiser, d’immortaliser l’abstraction d’un instant. Les nouveaux outils technologiques permettent aujourd’hui de générer des boucles rétroactives reproductibles à l’infini. Ainsi, l’empreinte artistique de l’australienne s’inspire du potentiel né de la réalité virtuelle — la vision fractale. Son travail est souvent interprété comme le rendu d’une compréhension profonde de la psychologie humaine, en réponse à la notion contemporaine de l’Être; comprendre l’observation du rôle et de la place d’un individu, ici et maintenant, au sens existentialiste du terme.

 

 

Une artiste largement récompensée pour son anticipation créative:

 

2015:

Cite Internationale des Arts, Paris Studio Residency, Australia Council

2014:

Fiona Myer Traveling Scholarship

2010:

New Work Creation and Development Grant Australia Council

2008:

New Work Creation and Development Grant Australia Council

2004:

Postcard Prize Linden Gallery Annual Postcard Exhibition

2002:

Maude Glover Fleay Award Victorian College of the Arts Graduate award

2001:

Postcard Prize Linden Gallery Annual Postcard Exhibition & Prize for work on a Botanical Theme Linden Gallery Annual Postcard Exhibition

 

En savoir +

Visiter le site de l’artiste

Justine Khamara est notamment représentée par la galerie australienne ARC ONE GALLERY  |  45 FLINDERS LANE, MELBOURNE VIC 3000

 

 

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