Fusillade à Orlando: Daesh revendique un assaut terroriste

 

Dernière mise à jour effectuée à 22h22

 

La vision de deux hommes s’embrassant dans la rue, il y a de cela quelques mois, a-t-elle influencé la radicalisation d’Omar Siddiqui Mateen? Le président Obama est resté silencieux à ce sujet durant son allocution et la présentation des condoléances du gouvernement fédéral en direct de la Maison Blanche, après la fusillade la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis.

 

Au même instant, une revendication de l’EI — issue d’un communiqué provenant d’une source extérieure à l’organisation terroriste — a confirmé une attaque menée par le Califat sur le territoire américain. L’enquête et les vérifications se mettent en place…

 

US President Barack Obama pauses while speaking after meeting with elected officials, community leaders and law enforcement officials on building trust in communities after Ferguson unrest on December 1, 2014 at the Eisenhower Executive Office Building, next to the White House, in Washington, DC. AFP PHOTO/Mandel NGAN (Photo credit should read MANDEL NGAN/AFP/Getty Images)

« Ce massacre rappelle a quel point il est facile d’acheter des armes dans une école, une église, un cinéma ou un night-club… » (Barack Obama). Photo © AFP/Mandel NGAN (Getty Images).

 

Un acte terroriste militant confirmé par le FBI, plus tôt dans la journée, survenu en plein cœur d’un club gay LGBT emblématique d’Orlando, en Floride, le Pulse, à deux heures du matin (heure locale). Ce soir, 50 morts et 53 blessés sont à déplorer. Une question reste en suspens, l’assaillant a-t-il juré allégeance à Daesh, peu avant son passage à l’acte? L’évènement prédit de nombreuses conséquences politiques autour d’une campagne présidentielle qui s’annonce désormais carnassière.

 

«L’enquête est au tout début mais il s’agit d’un acte de terreur et de tristesse. Le FBI est sur place, il mène l’enquête en collaboration avec les autorités locales. L’enquête suit la piste d’un acte terroriste (…); il s’agit d’un acte de haine. Ce matin, je me suis entretenu avec le maire d’Orlando, je lui ai fait part des condoléances de l’ensemble du peuple américain», a déclaré le chef de l’État en introduction de son allocution.

 

«Nous avons exprimé notre reconnaissance à la police ainsi qu’au(x) premier(s) intervenant(s) ayant permis d’apporter les secours d’urgence, avant l’arrivée des forces spéciales et des renforts (…).» (Barack Obama)

 

«Le tueur a ciblé un club où les personnes se rassemblaient (…) pour mieux sensibiliser l’entourage aux droits des homosexuels. Je rappelle que toute attaque portée à l’encontre de la communauté gay ou transgenre représente un acte de violence commis contre nous tous (…). Ce massacre rappelle a quel point il est facile d’acheter des armes dans une école, une église, un cinéma ou un night-club…», a insisté Barack Obama, espérant désormais beaucoup d’avancées par le biais de l’actuelle campagne présidentielle.

 

Un «opportunisme» du Califat ?

 

La presse évoque ainsi un véritable «arsenal de guerre» détenu par le tueur. Un crime de nature «homophobe», a confirmé le père de l’assaillant, décrivant aux autorités américaines une scène de rage «violente» dans laquelle son fils serait entré «après avoir découvert, pour la première fois, deux hommes s’embrassant dans les rues de Floride…». L’épouse du tueur, un citoyen américain d’origine afghane, âgé de 29 ans (casier judiciaire vierge), dépeint également un mari «agressif», «piètre» religieux.

Peu avant son passage à l’acte, l’assaillant avait lui-même appelé 911 (US Police) pour se présenter comme «un combattant de l’EI». «Il y a eu une courte pause dans les tirs et certains d’entre nous ont pu se lever et sortir en courant vers l’arrière», a par ailleurs témoigné un client du Pulse. L’organisation terroriste aurait-t-elle profité spontanément de cette information via un fil de presse, publié par l’agence de communication du Califat, avec l’intervention «d’une source externe à l’organisation terroriste»? L’origine de cette revendication est toujours en cours de vérification, selon les récentes déclarations des autorités américaines et du président Obama.

«Dans les jours à venir, nous connaitront les visages et la vie des victimes, des familles frappées par ce drame (…). Nous devrons alors tirer notre inspiration, notre guidance, d’un principe de solidarité, non de la vengeance. Le visage de la haine et de la violence doit être rejeté. Nous ne devons pas nous diviser mais nous unir face l’ampleur de cette tragédie (…)», a conclu Barack Obama, sur une tonalité triste, endeuillée, sans aucune référence à l’égard d’organisations terroristes internationales quelconques. Le président s’exprimait pour la dixième fois après une fusillade terroriste organisée sur le sol américain, «une journée très difficile pour la communauté gay américaine», en pleine célébration d’une semaine de festivités initialement dédiées aux gays, transgenres & gay friendly.

 

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