Fat&Furious Burger: L’interview sans tabou ni crise de foie

Le flashback du mag

Souvenir d’un entretien dynamite avec Quentin du binôme artistique parisien so funky «Fat&Furious Burger». Place à l’expérimentation culinaire comestible, improbable mais créative. Par Marion Calviera

 

 

Expositions interactives et collectives, un livre, 60 recettes pour les estomacs qui s’expriment, paru aux éditions Michel Lafon (2014), inauguration d’un studio de design graphique à Paris, suggestions visuelles à demande de chefs réputés… une période positive, voire prolifique s’annonce pour ce duo de jeunes designers.

 

Le grand détournement

« Une notion de partage »

 

 

«Fat&Furious c’est avant tout deux mecs qui ont faim et qui en ont eu marre de ces sandwichs insipides de la boulangerie du coin», et ça fonctionne, plutôt deux fois qu’une. Canal +, M6, ou Game One, ont déjà jeté leur dévolu sur le concept détonant de Thomas et Quentin, débuté en 2012.

 

Experts incontestés du design graphique multivitaminé, chaque vendredi à l’agence sonne l’heure d’une nouvelle expérience visuelle et gustative. «On ne sait jamais trop à l’avance à quoi ça va ressembler ou même si ça va être bon. Au début, on voulait juste faire marrer nos amis avec des photos de nos lunchs». L’inspiration se développe, poursuit sa route, au fil des saisons, au grès des envies, des idées, du marché du jour, de l’actualité, ou encore des émotions. Pour les Fat&Furious, tout est prétexte à expérimentation.

 

«Le burger n’est pas un plat qui se mange froid. Les idées nous viennent à la dernière minute (sauf lors de nos collaborations).»

 

1h30 de pause dej pour trouver un concept, faire les courses, cuisiner et digérer…

 

Concevoir, cuisiner, shooter, absorber les créations surprenantes, originales… Fat&Furious propose des thèmes récurrents, décalés, méticuleusement scénarisés. Une griffe ? L’humour. Résultat ? Des idées géniales… au kilomètre ! Les photos se répandent sur la toile, le duo artistique provoque un véritable engouement du public et suscite l’intérêt des médias, des chefs de cuisine, et aujourd’hui des éditeurs. « Nous avons commencé par les photographies et puis nous avons ouvert le blog. L’univers Fat&Furious s’est progressivement développé grâce aux mises en scènes que nous cherchons à élaborer. »

 

 

Interview sans tabou ni crise de foie

 

«J’ai été élevé avec deux grands frères. Je me suis toujours senti comme un steak entre deux buns» (Quentin)

 

 

PAM : Combien de kilos en rab depuis le début du concept ?

Fat&Furious : (Rires) Nous n’avons pas trop grossi en fait, c’est étonnant. Pour être honnêtes, aujourd’hui, nous sommes un peu dégoutés des dégustations, nous mangeons moins de burgers hebdomadaires. Nous développons surtout l’aspect visuel et la mise en scène.

PAM : Une combinaison culinaire idéale ?

F&F : Il en existe tellement ! Parfois nous testons un mélange d’aliments, des saveurs fusionnées sous une forme improbable peuvent s’avérer surprenantes. Et parfois, les résultats n’ont ni le gout ni l’effet escompté.

PAM : Burger le plus étrange jamais gouté ?

F&F : Le plus bizarre, c’est sans doute le burger au lapin. Mal… très mal cuisiné… (rires). Il faut dire que nous l’avons conçu sans recette. Une expérience a réitérer, un jour sans doute, mais avec la bonne technique de préparation et de cuisson.

PAM : Burger préféré ?

F&F : Le Neil Armstrong Burger n’a pas été le meilleur en goût mais ce fut l’un des premier à ressembler à tout autre chose qu’un burger. Il symbolise également le début de nos mises en scène plus élaborées. J’ai personnellement une petite préférence pour l’une de nos récentes créations, le burger sushi de la Mystery Box Burger réalisé pour l’émission Master Chef (USA) qui nous a défié.

 

 

PAM : Burger le plus apprécié du public ?

F&F : En règle générale, disons que le burger d’amour est celui qui plait le plus. Beaucoup de magazines nationaux et internationaux nous sollicitent pour illustrer des articles ou des rubriques sur des thèmes similaires.

PAM : Comment évolue le concept ? 

F&F : Nous travaillons en partenariat avec des chefs, des restaurants, notamment le Publicis Drugstore sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris. Nous concevons les visuels de recettes élaborées par le chef dans le cadre du « Burger du mois ».  Même esprit, même démarche de détournement avec Le Calamar, un restaurant – café – bistro à Genève dédié au Food Art et à la cuisine sous toutes ses formes les plus originales.

PAM : Que peut-on souhaiter aux Fat&Furious pour l’avenir ?

F&F : La réussite de notre future agence dont le développement est en cours, de même qu’une évolution fructueuse de nos compétences dans le domaine de la photographie vers la mise en scène de nouveaux projets.

 

 

 

 

En savoir +
#1. Accéder au blog FAT&FURIOUS
#2. Accéder à la page Facebook des artistes
#3. Expo « Miam ! Vous allez déguster… » : la gourmandise n’est pas un vilain défaut…
#4. Fat & Furious @ Master Chef (USA)
#5. Accéder au numéro spécial FOOD ART

 

 

Propos recueillis par Marion Calviera
Art Motion © PAM 2013-2017

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