Aristide Economopoulos: la société de l’image

Coup de cœur de la rédaction

Focus sur le travail du photojournaliste américain, Aristide Economopoulos, désigné Prix Pulitzer, en 2005, photographe de l’année 2014, entre autres, à New York City, dans le New Jersey ainsi qu’en Caroline du Nord.

 

Aristide Economopoulos | NJ Advance Media for NJ.com

Aristide Economopoulos | The Princess Cottage, 705 Front Street, Union Beach, New Jersey. Photographie actuellement présentée dans le cadre d’une exposition autour de la COP21 via Lucy Fondation, Los Angeles, California.

 

Basé à New York, résidant avec son épouse, Julia Xanthos, journaliste notoire, à Jersey City, originaire de Bethesda, la ville préférée des expatriés francophones à Washington DC — en raison de sa proximité avec le lycée français — le photojournaliste Aristide Economopoulos a figé son expérience des coups durs de l’humanité et de la planète dans l’histoire et le temps.

 

Images sensibles, mémoire vivante… émouvante

 

Photoreporter depuis quinze ans au Newark Star-Ledger, le site d’information le plus important du New Jersey en ligne, Aristide Economopoulos couvre aussi bien l’actualité locale qu’internationale. Ses reportages autour de son expérience du Ground Zero, le 11 septembre 2001 à New York City, ses séries de photographies issues des Jeux Olympiques d’Athènes ou encore des compétitions sportives de lutte en Indiana, ont fait le tour du monde tout comme son regard sur la fragilité de l’humanité.

 

L’angle de vision de la nouvelle jungle se révèle dangereusement axé sur l’Homme en tant que ressource humaine.

 

Une déshumanisation de l’employé, du client, du patient — le symptôme. Une déshumanisation complexe de l’être, à la source d’un déséquilibre toxique du balancement des forces en ce qui concerne la place et le rôle de l’individu dans son environnement. À travers une plongée dans l’histoire de la science, les sentiments de violence et de mal être incarnent-ils des perceptions dont l’acidité, la dynamique, pourraient faire progresser l’individu aujourd’hui à la dérive ?

 

«Cette violence au coeur de l’Homme, au coeur des forces qui gouvernent l’histoire, aurait trouvé son illustration la plus spectaculaire le 11 septembre 2001» (Howard Bloom, Le pacte de Lucifer, Tome 1)

 

 

La griffe presse d’Aristide Economopoulos n’est pas dénuée d’un certain sens artistique, imprégnée d’un sentiment de solitude récurrent au constat d’une nouvelle réalité sociale, le culte de la mort, version grand spectacle. Concept sans voyeurisme ni tabou sous le regard pudique, lucide, du photojournaliste présent à l’occasion d’instants solennels. Ici, l’essentiel du travail journalistique repose sur une certaine sensibilité personnelle face l’actualité contemporaine qui repousse sans cesse les limites de la violence, physique et visuelle.

Pour preuve, les nombreuses récompenses accumulées par le reporter, lauréat de prix prestigieux tels que le World Press Photo, Image de l’année (section internationale), dans le domaine de la presse quotidienne ou encore la division Magazines. « Aris »  a remporté quatre fois le prix du photographe de l’année au New York City & New Jersey Press Photographer of the Year. En 2005, il arrache également le Prix Pulitzer par équipe, catégorie Breaking News Reporting.

 

Des navetteurs marchent à proximité du World Trade Center PATH station, le jour du 13e anniversaire de l'attaque terroriste contre les tours du World Trade Center. Photo © Aristide Economopoulos | NJ Advance Media, for NJ.com

Des commissaires marchent à proximité du World Trade Center PATH station, le jour du 13e anniversaire de l’attaque terroriste contre les tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Photo © Aristide Economopoulos | NJ Advance Media, for NJ.com

 

Marion Calviera

© PAM 2015

 

En savoir +

Visiter le site d’Aristide Economopoulos

NEWS

  • Minthé Interview Qui Suis-Je ?   «Une personne sur dix dans notre monde n’a pas accès à l’eau, le plus basique, le plus vital des besoins humains. Une privation que nous, Occidentaux, n’imaginons pas endurer plus de 12 heures consécutives.  Un fait, 663 millions de personnes sur cette planète manquent d’eau. C’est une réalité, une
    Surprise des yeux   Dans une baignoire ou par le biais de ses montages photographiques, l’ancien acteur de film d’horreur, Robert Gligorov, dévoile son monde intérieur, des images exprimant ses fantasmes de mutation.     L’art ne fait qu’imiter la nature   D’origine macédonienne, Robert Gligorov est le Docteur Frankenstein de l’art mutant. Lui aussi

POINT PRESSE

Politique

Economie

Média

L'interview

Money Planet

Les planches du mag

Chroniques de l'Eau