African diaspora: Mfon célèbre les femmes photographes africaines

Une artiste visuelle et une documentariste retracent le parcours des photographes africaines pour exposer leur place contemporaine au sein de la diaspora — population issue de l’esclavagisme et de la déportation massive durant la période du 16e au 19e siècle. Objet ? Relater leur évolution, leur intégration en tant que citoyennes du Monde, résultant de la traite des esclaves et de l’émigration massive qui s’ensuivit . Par Marion Calviera

 

Le livre Mfon Photo Journal — Women Photographers of the African Diaspora — regroupe les travaux de 100 femmes photographes issues de la diaspora africaine, au fil des époques. (DR)

 

«Ces femmes ont du talent, elles ont quelque chose à dire…»

Mfon Photo JournalWomen Photographers of the African Diaspora — s’inscrit dans l’Histoire comme le premier ouvrage du genre réalisé autour du sujet depuis plus de trente ans. La collection regroupe les œuvres de cent photographes africaines réunies sous l’impulsion d’une réflexion entre Adama Delphine Fawundu et Laylah Amatullah Barrayn (co-fondatrices Mfon).

Photojournalisme, photographie artistique, expression libre, «nous tenons à présenter les œuvres de femmes brillantes», témoigne Laylah Amatullah Barrayn, photojournaliste, portraitiste et documentariste, spécialiste de la condition de la femme afro-américaine dans la presse globale. «Les gens de couleurs possèdent un schéma créatif propre à leur expérience, qui correspond à leur propre vérité; en fonction de leurs racines et de leur histoire. C’est une puissante réponse aux préjugés ainsi qu’aux fausses idées négativement véhiculées dans la société à travers les âges», explique-t-elle dans le cadre d’une interview accordée à BBC News.

 

Un angle de vue différent

Un ouvrage à cœur ouvert, accessible au plus grand nombre, selon la volonté du binôme Mfon: «Nous souhaitons intéresser un large public. Ce livre n’est pas uniquement dédié aux experts de la condition féminine africaine ou bien à la presse spécialisée», poursuit Adama Delphine Fawundu, artiste visuelle et photographe, encourageant par ailleurs le développement personnel sur ce thème dans un court-métrage The Cleanse, réalisé en 2017.

Si certaines photos témoignent de la traite des esclaves, le but n’est pas de choquer ou soulever l’esprit de revanche au sein de la jeunesse afro-américaine, par exemple. «Notre intention se situe à l’opposé de cet état d’esprit», poursuit-elle. «Il s’agit plutôt de regarder le monde selon un angle de vue différent (…)». L’objectif principal étant de constater l’intelligence avec laquelle l’intégration de ces femmes (ces battantes) a pu s’effectuer à travers le temps et l’évolution des mentalités dans la société.

 

 

Marion Calviera © People Act Magazine 2018

 

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